Lundi 8 septembre 2008
Après le rusch de l'arrivée à Sydney avec Vianney, nous nous reposons 2 secondes et c'est déjà reparti pour le meilleur dîner que l'on a fait pendant tout notre séjour. Nous sommes allé diné en Landcruiser dans "The Rocks", quartier chic et plein d'histoire de Sydney. Voulant faire honneur une dernière fois à notre cher pays d'accueil, nous avons choisi une "pie", tourte à la viande délicieuse. Celle-ci se laissa avaler sans problème, d'autant que l'on avait passé le voyage à manger des sandwiches.

Puis nous avons montré nos photos à nos amis français jusqu'à tard, heure à laquelle je suis rentré faire sacs, comptes et graver les photos pour Vianney...jusqu'à 2h30am, heure à laquelle nous avons pu ENFIN nous coucher...pour 1 heure. Ding dong à 3h30am. Levé et départ. Il fait nuit, nous n'avons jamais mis les roues à l'aéroport internationnal de Sydney, vous savez cette ville de 4,4 million d'habitants dont je vous ai tant parlé...
Donc un peu de stress de mon côté pourtant calmé par le style "pragmatiquement cool" d'Australie...Notons qu'avec les quelques joies "particulières" du voyage, j'aurais largement pu rater mon départ, BREF. Les 30 kms qui séparaient East Hill de l'aéroport se sont finalement bien passés. 32 heures entre l'attente, vol, ou l'escale et c'est le grand retour. De l'Est vers l'Ouest, les 8 heures de décallage se sont rapidement comblées, donnant l'impression que je n'étais pas parti si loin.
Le retour fut épique, avec son lot de contrariétés, mais le regard sur la vie a radicalement changé. 

En résumant ces 4 mois, je suis arrivé le 5 mai à Sydney. J'ai préparé les JMJs de Sydney dans un bureau internationnal, en remplissant mes we de visites autour de Sydney, avec en particulier la Hunter Valley. Puis, j'ai eu la chance de participer à ces JMJ. La rencontre dans la rue de Vianney Largillier a permit la suite de l'aventure: décollage vers Perth où nous avons passé une semaine de rêve, qui s'est terminée par une proposition de travail à 300 km au Sud de cette ville. C'est à Pemberton que j'ai été pour la première fois en backpacker, et où j'ai travaillé dans les vignes, les pommiers ou les restaurant (que de la bouffe et pourtant j'ai perdu 4 kg, aller comprendre!). Les 3 semaines m'ont permit de faire la connaissance avec la culture coréenne (plus ou moins imposée: 4 coréens sur 6 lits dans ma piaule). C'est à la sortie d'une messe que nous avons fait connaissance avec les anciens propriétaires de ce qui va devenir notre 4*4, après 2 semaines de négoce et l'aide d'amis autoctones, que je remercie chaleureusement.
J'espère en tous cas avoir pu vous faire voyager avec moi par ce Carnet de voyage et espère revoir un grand nombre d'entre vous avant la rentré. Take care and G'd day mates!
Par Maël de Pontbriand
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Jeudi 21 août 2008
La carte de notre périple est détaillée via le lien suivant:

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Parti de Pemberton Dimanche 17 Aout, nous avons entrepris avec Vianney Largillier, un ami, de traverser l' Australie par le sud. Apres multe prospections, nous avons enfin degote un 4*4 TOYOTA Landcruiser dote de 6 cylindres en ligne, que nous avons amenagé confortablement afin d'y dormir tranquilement.
Premiere nuit a Albany, nous dressons un constat: ni l' un ni l'autre n'a ete plus au sud de toute sa vie!!
Nous visons le port ou nous passons notre premiere nuit dans le blanc bolide.

Le lendemain, cap sur Esperance: encore un nom de navire francais! Eternels deuxiemes decouvreurs du pays, les francais ont marque ce sol rouge de quelques uns de leurs noms.
Newsman fut une bonne escale ou nous avons pu prendre une free douche dans une station service.
Puis se fut l'entree dans le desert du Nullarbor, en latin "sans arbre". Sec, chaud et sans haute vegetation, nous avons litteralement grille au soleil sur le troncon rectiligne le plus long du monde: 148 Kms de ligne droite, le temps de doubler les road trains, que nous avons souvent croise ou depasse. Au debut, cela parait long, gros et dur a depasser. Ils sont en general a 3 semi-remorques avec une puissante motrice dote d'un pare buffle de competition. Le tout lance a 110 a l'heure est capable de balayer les malheureux kangourous qui oseraient sauter devant ses roues.


Balladura, Eucla et ses dunes de sables puis enfin Port Augusta, ou nous avons pu savourer un retour au frais. Sur la photos, nous voyons le blanc cruiser s'enfoncer en propulsion. C'est là que nous avons pu tester l'efficacité des 4 roues motrices. Aujourd' hui 21 Aout, nous sommes a Adelaide pour la journee. Nous avons deja parcouru 3500 km et percute un kangourou a 100km a l'heure, tue net par le puissant pare-buffle, qui a tout de meme plié.

L'achat d'un mp3 premier prix et d'un emetteur radio nous permet d'écouter les tubes de l'été via mon ordinateur: c'est quand même mieux avec de la musique!
A Adelaïde enfin, nous avons visité le musée arborigène et admiré un squelette impréssionant de cachalot.

 

 
























 








































Un desert, ce n'est pas assez grand pour deux!



























"De competition" comme dirait Vianney. Au moins, avec une telle prise d'air et un aileron, la voiture tient la route.























































C'est dans ce joli petit endroit en plein bush que nous avons failli rester planter, faute de batterie, un beau matin. C'était sans compter sur l'aide "de compet' "de 3 routards et leurs caravane qui nous on tire avec leur voiture, nous en seconde, demarreur en marche. Et c'est reparti, avec une batterie neuve bien sûr, achetée à prix d'or la ville étape d'après.


Au milieu de nul part, nous n'avons dérangé personne.
Le 22 Août, après une nuit fraîche dans un terrain vague de station service à Tailem Bend, nous partons vers Melbourne. Nous faisons un arrêt à Bordertown pour chager de conducteur et nous apperçevons un garage.
Vianney étant occupé, j'amène la voiture pour me faire une idée du prix de ce que le kangourou, dans son élan de bêtise, avait cassé.
Le garagiste nous détord le pare-buffle  l'aide d'une corde passée autour d'un poteau du garage et en demandant à son fils de passer la marche arrière: nous n'en revenons pas. En fait, ils sont assez habitué à ce genre de casse.
Puis à l'aide des outils fournis par notre cher vendeur, je détord toutes les pattes en fer avec Vianney du bloc phare et le garagiste nous prête un maillet en cahoutchou de carrossier avec lequel nous détordons le capot. C'est déjà beaucoup mieux.

En continuant sur la route, nous nous arrêtons à Horsham, où le garagiste sympa de la ville précédente nous avait indiqué un magasin de pièce détachées. Nous rachetons ainsi 2 phares puissants qui complètent les feux de route et qui permettent de mieux voir les kangourous (soit disant).

Le soir, nous arrivons à Melbourne. Matériel: une adresse, une ville de 2 million et quelques d’habitants et une carte grande échelle…

Sans découragement, nous nous dirigeons vers la banlieue de Clara Ri, une amie coréenne que nous avions rencontré aux JMJs. Au terme de beaucoup de boulevards non indiqués sur la carte, nous arrivons enfin à moins de 3 km de notre hôte. Sorti dans la rue pour demandé notre chemin, je tombe sur des gens adorables qui me font rentré chez eux, m'imprime la carte et me surlignent au stabilo fluo mon chemin: j'étais ébahi. Ces gens là savent aider.



































En 5 minutes, nous étions chez Clara. Après un dîner génial avec une autre amie française et une Kiwi (New-zélandaise...TRES fière de son pays à en être rasante), nous nous couchons tranquilement.
Le lendemain, Clara nous propose une visite de Melbourne. Départ en Saab vers le centre puis nous prenons le tram. C'est magnifique et très animé.

























































































Le temps un peu gris ne nous a pas empêché de contempler cette magnifique ville.


























Le centre de Melbourne, sur les bords de la Yarra River.



























La bibliothèque de Melbourne, immense et silencieuse: endroit idéal pour travailler, dommage que l'on ne soit pas là pour ça!
Pour le déjeuné, nous sommes emmenés par Clara à un bon restaurant Honk Kongais, où le concept est génial: pas d'attente car les serveurs passent plein de plats différents dans le restaurant et l'on choisit plusieurs petites recettes. Délicieux!



























Un petit Road train à doubler, il faut prévoir 1 km...









































"Il n'y a plus qu'à trouver le sens de la photo" ou "non, ce n'est pas un montage!"









































Vianney était un peu lent au réveil...(remarquez la buée: il fait FROID dehors)









































Les rois du monde, peut-être pas, mais pas loin!!



























Nous voilà de retour à Kelvin Parade, Sydney, chez les Salemes, après un voyage de 5500 km!
Par Maël de Pontbriand
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Vendredi 8 août 2008
Ouf ca y est, internet est de nouveau free au backpacker de Pemberton ou je me trouve actuellemeent.
Mais revenons une semaine en arriere.
Toujours avec Vianney Largillier, qui m'a rejoins durant les JMJs a Sydney, nous avons pris un avion pour Perth, de l'autre cote de l'Australie. Nous sommes donc passe du Pacifique a l'Indien et de la city a la ville du bush.
La, nous fumes merveilleusement accueilli par la mere de la secretaie des JMJs, qui travaillait dans le meme bureau que moi. Ce fut une petite semaine de vacances, partagee entre les visites et les job centers, a la quete de travail.
Au bout d'une semaine de repas 5 etoiles, nous avons enfin malheureusement trouve un travail qui allait nous eloigner de ce quoptidien luxueux. En effet, nous avons entre autre appris que notre hote tenait un restaurant 5 etoiles au bord du fleuve Swan (cygne) ou elle a promis de nous emmener, sitot notrer travail termine.

Nous sommes ainsi partit du jour au lendemain, sans avoir rien prepare, a 5 heures de bus de Perth. Le bled s'appelle Pemberton. Il faut la foi, car on ne sait pas vraiment ou nous allions atterrir.
L'oubli malheureux du pique-nique et les 4 peles 3 tondus dans le bus on commence a attaquer notre optimisme quand au dynamisme de la ville. A l'arrivee, accueil vivifiant avec tout le barda et de nuit. Au fait c'est par ou le backpacker? Rapide coup d'oeil autour: c'est mort. Apres 5 minuteas de marche les plus vivifiantes de toute ma vie, nous avons finalement pousse la porte du backpack YHA. Ce qu'on peut dire, c'est que cela est en adequation vec le pris modique qu'il propose. Pour ceux qui connaisent, il faut s'imaginer en auvergne a la Toussaint, aller pieds nus prendre une douche souvent loin des 35 degres situe a 25 m de sa chambre, la dite  de 6...avec 4 coreens dedans qui sont DIFFERENTS de nous. Heureusement, il y a aussi un estonien alors on essai de se remonter entre europeens. Pour info, la chambre fait 6 metres carres, ce qui est bien, mais pas top. Jal ja les coreens!

Reveil 6h30 et c'est parti pour la vigne. Premier jour de boulot. Le patron est sympa et il offre une free biere a la fin de la journee. Par contre chagrin car la pluie ne s'en va pas. Nous saurons plus tard que c'etait la pire semaine de flotte depuis longtemps, dans ce pays dit de secheresse...

Apres un WE de visite du coin, pas si vilain qu'on l'avait imagine le soir de notre arrivee, nous changeons [deja] de boulot pour devenir tailleur de pommiers. Au bout d'une semaine, nous savions tailler. Ce n'est pas si evident. Pour ce qui est des alentours, on trouve des arbres immenses de 60 m de haut (eucalyptus) dans la Karri forest, ou l'on peut grimper. Il y a aussi des sympatiques cascades ET des vignes. Voici un site decrivant la "ville": http://www.pembertontourist.com.au/

Derniere nouvelle, nous avons trouve un boulot dans un resto tous les samedi. Du coup, non seulement c'est bien pour economiser, mais en plus nous avons droit a un free [bon] meal au resto chaque Samedi.

Voila quelques news sans photo pour l'instant. Elles vont arriver. 

Enjoy your holidays et a bientot.

PS: Jusqu'au 14 Aout, mon adresse est:
Pemberton backpacker
7 Brockman Street
PEMBERTON WA 6260
Attention, prevoyer 4 a 5 jours de voyage de la lettre.
Apres, vous pouvez m'ecrire jusqu'au 24 Aout a:
57 Kelvin Parade
Picnic Point
SYDNEY NSW 2213
































































































































































































































































































Voici quelques photos de ces 15 jours passes a Pemberton dans les vignes et les champs de pommiers.
Par Maël de Pontbriand
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Mardi 22 juillet 2008































Canberra, la ville carree. Ce qui est frappant la-bas, c'est qu'il n'y a pas de reel centre ville. Cet emplacement politique a ete choisi entre les villes rivales que sont Sydney et Melbourne, Sydney etant la ville la plus importante du pays et Melbourne la capitale culturelle. En allant à la cathédrale de Canberra St Christopher, nous avons pu appercevoir le parlement. Pour d'autre images:
http://images.google.com.au/images?sourceid=navclient&ie=UTF-8&rlz=1T4SKPB_enAU235AU235&q=parlement%20de%20Canberra&um=1&sa=N&tab=wi
































La, nous avons eu la chance d'avoir la messe célébrée par Monseigneur André Vingt-Trois pour les Français. Cette messe était retransmise Dimanche 13 Juillet à 12h heure française poiur "Le jour du Seigneur" en direct. L'église était pleine à craquer...de francais. Premiere messe en francais depuis 2 mois et demi!
































Ce qui m'a marqué dans le sermont c'est l'idée de laisser entrer le Christ dans son centre de décision intérieur, sa mémoire.

Sermont du Cardinal Vingt-Trois:
http://www.lejourduseigneur.com/homelies/temps_ordinaire/15_dimanche/homelie_de_la_messe_a_canberra



Accueil du Cardinal par l'eveque de Canberra.
Par Maël de Pontbriand
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Mardi 22 juillet 2008
Voici d'abord une petite carte de Sydney pour reconnaître les lieux:


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Enfin nous y sommes! Après 2 mois et demi  de labeur, quand le Pape est arrivé, tout était fin prêt et nous avons tout de même pu profiter des JMJ, bien qu'étant en service. Le matin, nous avions en général une catéchèse de 9 à 10H, annimée par un évêque. Nous étions regroupé par langue dans les différentes églises de Sydney. J'étais avec un groupe de français du Nord. C'est dans ce groupe que Monseigneur Léonard et Monseigneur Boulanger nous ont donné des enseignements de qualité. Après, nous avions la messe puis un déjeuner Barbecue au Mission Centre situé à l'Eglise du Sacred Heart à Darlinghurst.
Voici le programme de la semaine:
http://www.wyd2008.org/index.php/en/wyd08_events
Jeudi, le Pape est arrivé en bateau à Barangaroo, à Darling Harbour, le port de Sydney. Il était en pleine forme. Il est venu escorté par des bateaux de police et un énorme bateau de pompier qui lançait de l'eau en hauteur au moyen de 3 canons à eau.
http://video.wyd2008.org/?MediaId=fcf3685b-7c53-4541-a47f-964935a6366a&lang=Francais
Le Cardinal George Pell l'a accueilli par un petit mot et enfin le Pape nous a béni. Puis, j'ai du repartir à mon stand, situé à l'Exibition Centre à Darling Harbour.









































Le vendredi, nous avons pu suivre un chemin de croix vivant traversant toute le ville: impressionant!
http://video.wyd2008.org/?MediaId=48b76450-5382-4653-aa52-e3f1199bee43&lang=Francais



























Ce fut la derniere bonne nuit avant Randwick. Samedi, la Communaute de l'Emmanuel et les pelerins en general se sont rassemble pour marche d'un meme coeur vers l'hypodrome de Randwick situe a 4 kms au Sud de Hyde Park, la ou se dresse la cathedrale.


































En marchant, nous avons appercu des Sydneysiders qui vivaient les JMJs comme ils pouvaient...
Parmis les australiens, on dénotait un certain nationnalisme:



Coince entre un goupe d'italiens criards et un troupeau de vietnamiens vivant aux Pays-bas coiffe de chapeau chinois jaune flash, nous avons marche jusqu'a la gate 2 (14 gates en tout), ou nous avons fait connaissance avec un groupe de neerlandais assez sympa. Le cliche etait verifie: en moyenne tous blonds aux yeux bleus et grands (je fais 1.85m deja) !
Le groupe de Lille a eu un super emplacement en A4, tout pres du grand autel et tous le bureau de l'Emmanuel de Sydney etait situe en M7, position assez centrale, pres de la tente d'adoration que nous etions charge d'annimer toute la nuit.
Comme d'habitude, il y avait a notre emplacement des gens qui n'etaient pas suppose etre la. Il nous a fallut faire valoir nos droits aupres des envahisseurs pour que le groupe puisse trouver du metre carre pour dormir. Tout est rentre dans l'ordre grace au tact de Philip Miligan, un ecossais jovial travaillant a Rome.



























La veille a commence assez tot, car la nuit est tombee a 5h30pm. Jusqu'a 19h, l'arrivee du Pape se sont succedes des groupes de musique comme Matt Maher ou Priest Band devant les 300 000 personnes amassees la.
L'enseignement du Pape etait sur l'Esprit Saint.



 

Discours de Benoît XVI lors de la veillée avec les jeunes
à l’hippodrome de Randwick

 

 

 

Sydney, le samedi 19 juillet 2008

Source : Vatican

 

***

 

Très chers jeunes,

Encore une fois, ce soir, nous avons entendu la grande promesse du Christ : « Vous allez recevoir une force, celle du Saint Esprit qui viendra sur vous », et nous avons écouté son commandement : « Vous serez mes témoins… jusqu’aux extrémités de la terre » (Ac 1, 8). Ce sont là les dernières paroles que Jésus a prononcées avant son Ascension au Ciel. Ce que les apôtres ont éprouvé en les entendant, nous pouvons seulement l’imaginer. Mais nous savons que leur profond attachement à Jésus et leur confiance en sa parole les a poussés à se rassembler et à attendre ; non pas attendre sans but, mais ensemble, unis dans la prière, avec quelques femmes et avec Marie dans la chambre haute (cf. Ac 1, 14). Ce soir, nous faisons la même chose. Rassemblés devant cette Croix qui a tant voyagé et devant l’icône de Marie, sous la splendide constellation de la Croix du sud, nous prions. Ce soir, je prie pour vous et pour les jeunes du monde entier. Laissez-vous inspirer par l’exemple de vos saints patrons ! Accueillez en vous les sept dons de l’Esprit Saint ! Reconnaissez et croyez à la puissance de l’Esprit Saint dans votre vie !

L’autre jour, nous avons parlé de l’unité et de l’harmonie de la création de Dieu et de notre place en son sein. Nous avons rappelé comment, dans le Grand don du Baptême, nous, qui sommes créés et à l’image et à la ressemblance de Dieu, nous sommes nés à nouveau, nous sommes devenus fils adoptifs de Dieu, de nouvelles créatures. C’est donc comme fils de la lumière du Christ – symbolisée par les cierges allumés que vous tenez à la main – que nous rendons témoignage dans notre monde à la splendeur que nulles ténèbres ne peut vaincre (cf. Jn 1, 5).

Ce soir, nous fixons notre attention sur la manière de devenir des témoins. Nous avons besoin de connaître la personne du Saint Esprit et sa présence vivifiante dans notre vie. Ce n’est pas chose facile ! En effet, la variété des images que nous trouvons dans l’Écriture concernant l’Esprit – vent, feu, souffle – est un signe de notre difficulté à exprimer à son propos une compréhension claire. Et pourtant, nous savons que c’est l’Esprit Saint qui, bien que silencieux et invisible, oriente et définit notre témoignage de Jésus Christ.

Vous savez déjà que notre témoignage de chrétien est offert à un monde qui, par beaucoup d’aspects, est fragile. L’unité de la création de Dieu est affaiblie par des blessures qui s’approfondissent quand les relations sociales se brisent ou quand l’esprit humain est presque totalement écrasé par l’exploitation ou l’abus des personnes. De fait, la société contemporaine subit un processus de fragmentation en raison d’un mode de pensée qui, par sa nature, a la vue courte, parce qu’il néglige l’horizon de la vérité – de la vérité concernant Dieu et nous concernant. En soi, le relativisme ne parvient pas à embrasser l’ensemble de la réalité. Il ignore les principes mêmes qui nous rendent capables de vivre et de grandir dans l’unité, l’ordre et l’harmonie.

En tant que témoins du Christ, quelle est notre réponse à un monde divisé et fragmenté ? Comment pouvons-nous offrir l’espérance de la paix, de la guérison et de l’harmonie à ces « stations », lieux de conflit, de souffrance et de tension, où vous avez choisi de vous arrêter avec cette Croix de la journée Mondiale de la Jeunesse ? L’unité et la réconciliation ne peuvent être atteintes par nos seuls efforts. Dieu nous a fait l’un pour l’autre (cf. Gn 2, 24) et nous ne pouvons trouver qu’en Dieu et que dans l’Église l’unité que nous cherchons. Cependant, face aux imperfections et aux désillusions aussi bien individuelles qu’institutionnelles, nous sommes parfois tentés de construire une communauté « parfaite ». Ce n’est pas là une tentation nouvelle. L’histoire de l’Église contient de multiples exemples de tentatives pour contourner et dépasser les faiblesses et les échecs humains pour créer une unité parfaite, une utopie spirituelle.

De telles tentatives pour bâtir l’unité, en fait, la minent ! Séparer l’Esprit Saint du Christ présent dans la structure institutionnelle de l’Église compromettrait l’unité de la communauté chrétienne, qui est précisément un don de l’Esprit ! Cela trahirait la nature de l’Église en tant que Temple vivant de l’Esprit Saint (cf. 1 Co 3, 16). C’est l’Esprit, en fait, qui guide l’Église sur le chemin de la pleine vérité et en assure l’unité dans la communion et le service (cf. Lumen Gentium, 4). Malheureusement, la tentation d’« aller de l’avant tout seul » persiste. Certains parlent de leur communauté locale comme d’une réalité séparée de la soi-disant Église institutionnelle, décrivant la première comme souple et ouverte à l’Esprit, et la seconde comme rigide et privée de l’Esprit.

L’unité appartient à l’essence de l’Église (cf. Catéchisme de l'Église catholique, n. 813) ; elle est un don que nous devons reconnaître et que nous devons chérir. Ce soir, prions afin d’être résolus à faire grandir l’unité. Construisez-là ! Résistez à la tentation de vous y soustraire ! Puisque c’est précisément l’amplitude, le large horizon de notre foi – en même temps solide et ouverte, cohérente et dynamique, vraie et toujours tendue vers une connaissance plus profonde – que nous pouvons offrir à notre monde. Chers jeunes, n’est-ce pas à cause de votre foi que des amis en difficulté ou à la recherche d’un sens à leur vie se sont tournés vers vous ? Soyez vigilants ! Sachez écouter ! À travers les discordances et les divisions du monde, pouvez-vous entendre la voix unanime de l’humanité ? De l’enfant abandonné dans un camp du Darfour à l’adolescent troublé, à un parent angoissé dans une banlieue quelconque, ou peut-être, en ce moment même, des profondeurs de votre cœur, jaillit un même cri d’humanité qui aspire à une reconnaissance, à une appartenance, à une unité. Qui satisfait ce désir humain essentiel d’être un, d’être en communion, d’être enrichi, d’être conduit à la vérité ? L’Esprit Saint ! Tel est son rôle : porter à son accomplissement l’œuvre du Christ. Enrichis des dons de l’Esprit, vous aurez la force d’aller au-delà des visions partielles, de l’utopie creuse, de la précarité de l’instant, pour offrir la cohérence et la certitude du témoignage chrétien !

Chers amis, quand nous récitons le Credo, nous affirmons : « Je crois en Saint Esprit, qui est Seigneur et qui donne la vie ». L’« Esprit créateur » est la puissance de Dieu qui donne la vie à toute la création et est la source d’une vie nouvelle et abondante dans le Christ. L’Esprit maintient l’Église unie au Seigneur et fidèle à la Tradition apostolique. Il est Celui qui a inspiré les Saintes Écritures et qui guide le peuple de Dieu vers la plénitude de la vérité (cf. Jn 16, 13). De toutes ces façons, l’Esprit est Celui qui « donne la vie », qui nous conduit au cœur même de Dieu. Ainsi, plus nous permettons à l’Esprit de nous diriger, plus grande sera notre configuration au Christ et plus profonde notre immersion dans la vie du Dieu Un et Trine.

Cette participation à la nature même de Dieu (cf. 2 P 1, 4) se produit à travers les événements quotidiens de la vie dans lesquels il est toujours présent (cf. Bar 3, 38). Toutefois, il y a des moments dans lesquels nous pouvons être tentés de rechercher la félicité loin de Dieu. Jésus lui-même demande aux Douze : « Voulez-vous partir, vous aussi ? » (Jn 6, 67). Un tel éloignement offre peut-être l’illusion de la liberté. Mais où nous conduit-il ? Vers qui pouvons-nous aller ? Dans nos cœurs, nous savons, en fait, que seul le Seigneur a « les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 67-69). S’éloigner de lui n’est qu’une tentative inutile de nous fuir nous-mêmes (cf. Saint Augustin, Les Confessions VIII, 7). Dieu est avec nous dans la réalité de la vie et non dans notre imaginaire ! Affronter la réalité, et non la fuir, c’est ce que nous voulons ! Pour cela, l’Esprit Saint avec délicatesse, mais aussi avec fermeté, nous attire vers ce qui est réel, vers ce qui est durable, vers ce qui est vrai. C’est l’Esprit qui nous ramène à la communion avec la Sainte Trinité.

L’Esprit Saint a été, de quelque manière, l’oublié de la Sainte Trinité. Une claire compréhension de sa Personne semble presque hors de notre portée. Et cependant quand j’étais encore un petit garçon, mes parents, comme les vôtres, m’ont enseigné le signe de la Croix. J’ai ainsi très tôt compris qu’il y a un Dieu en trois Personnes et que la Trinité est au centre de la foi et de la vie chrétienne. Quand j’ai cru au point d’avoir une certaine compréhension de Dieu le Père et de Dieu le Fils – leurs noms parlaient déjà d’eux-mêmes –, ma compréhension de la troisième Personne de la Trinité restait faible. C’est pourquoi, comme jeune prêtre chargé d’enseigner la théologie, j’ai décidé d’étudier les grands témoins de l’Esprit dans l’histoire de l’Église. C’est en parcourant cet itinéraire que je me suis retrouvé à lire, entre autres, le grand saint Augustin.

Sa compréhension de l’Esprit Saint se développa de manière graduelle ; elle fut un combat. Jeune, il avait embrassé le Manichéisme – l’une de ses tentatives, dont j’ai parlé il y a un instant, de créer une utopie spirituelle en séparant les réalités de l’esprit des réalités de la chair. En conséquence, au début, il était méfiant à l’égard de l’enseignement chrétien sur l’incarnation de Dieu. Et cependant, son expérience de l’amour de Dieu présent dans l’Église le conduisit à en rechercher la source dans la vie du Dieu Un et Trine. Ceci le porta à avoir trois intuitions particulières sur l’Esprit Saint comme lien d’unité au sein de la Sainte Trinité : unité comme communion, unité comme amour durable, unité comme don, donné et reçu. Ces trois intuitions ne sont pas seulement théoriques. Elles aident à expliquer comme l’Esprit agit. Dans un monde où aussi bien les individus que les communautés souffrent souvent de l’absence d’unité et de cohésion, de telles intuitions nous aident à demeurer en syntonie avec l’Esprit et à étendre et à clarifier la nature de notre témoignage.

Avec l’aide de saint Augustin, essayons donc d’illustrer quelques aspects de l’œuvre de l’Esprit Saint. Il observe que les deux mots « Esprit » et « Saint » se rapportent à ce qui appartient à la nature divine ; en d’autres termes, à ce qui est partagé par le Père et par le Fils, à leur communion. Par conséquent, si la caractéristique propre de l’Esprit est celle d’être ce qui est partagé par le Père et par le Fils, Augustin en conclut que la qualité particulière de l’Esprit est l’unité. Une unité de communion vécue : une unité de personnes dans une relation mutuelle de donation constante : le Père et le Fils qui se donnent l’un à l’autre. Nous commençons ainsi, je pense, à entrevoir combien cette compréhension de l’Esprit Saint comme unité, comme communion, est éclairante. Une unité vraie ne peut jamais être fondée sur des relations qui nient l’égale dignité des autres personnes. Et l’unité n’est pas non plus simplement la somme totale des groupes à travers lesquels nous nous efforçons parfois de nous « définir » nous-mêmes. En effet, c’est uniquement dans la vie de communion que l’unité se maintient et que l’identité humaine se réalise pleinement : nous reconnaissons notre besoin commun de Dieu, nous répondons à la présence unificatrice de l’Esprit Saint et nous donnons notre vie les uns pour les autres à travers le service.

La deuxième intuition d’Augustin – c’est-à-dire celle de l’Esprit Saint comme amour qui perdure – dérive de l’étude qu’il fit de la Première Lettre de saint Jean, là où l’auteur dit que « Dieu est amour » (1 Jn 4, 16). Augustin suggère que ces mots, tout en se référant à la Trinité dans son ensemble, doivent également être compris comme exprimant une caractéristique particulière de l’Esprit Saint. En réfléchissant sur la pérennité de l’amour – « celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu (Ibidem) – Augustin se demande : Est-ce l’amour ou l’Esprit qui garantit le don continuel ? Voici ce qu’il en conclut : « L’Esprit Saint nous fait demeurer en Dieu et Dieu en nous, mais c’est l’amour qui en est la cause. Donc, l’Esprit est Dieu comme amour ! » (De Trinitate 15, 17, 31). C’est une magnifique explication : Dieu se donne lui-même en partage comme amour dans l’Esprit Saint. Que pouvons-nous savoir d’autre sur la base de cette intuition ? L’amour est le signe de la présence de l’Esprit Saint ! Les idées ou les paroles qui manquent d’amour – même si elles apparaissent sophistiquées ou sages – ne peuvent être « de l’Esprit ». De plus, l’amour a une caractéristique particulière, loin d’être indulgent ou volubile, il a une tâche ou un objectif à accomplir : celui de demeurer. Par sa nature, l’amour est durable. Encore une fois, chers amis, nous pouvons jeter un dernier coup d’œil sur ce que l’Esprit Saint offre au monde : un amour qui dissout l’incertitude ; un amour qui va au-delà de la peur de la trahison ; un amour qui a en soi l’éternité ; le véritable amour qui nous introduit dans une unité qui dure !

La troisième intuition – l’Esprit Saint comme don -, Augustin la déduit de sa réflexion sur un passage évangélique que nous connaissons et aimons tous : la conversation du Christ avec la Samaritaine au bord du puits. Là, Jésus se révèle comme celui qui donne de l’eau vive (cf. Jn 4, 10), qui est ensuite définie comme étant l’Esprit (cf. Jn 7, 39) ; 1 Co 12, 13). L’Esprit est « le don de Dieu » (Jn 4, 20) – la source intérieure (cf. Jn 4, 14) – qui étanche réellement notre soif la plus profonde et nous conduit au Père. À partir de cette observation, Augustin conclut que le Dieu qui se livre à nous comme un don est l’Esprit Saint (cf. De Trinitate, 15, 18, 32). Chers amis, examinons encore une fois la Trinité à l’œuvre : l’Esprit Saint est Dieu qui se donne éternellement, comme une source intarissable, il n’offre rien de moins que lui-même. En observant ce don incessant, nous arrivons à voir les limites de tout ce qui périt, la folie d’une mentalité de consommation. consumériste En particulier, nous commençons à comprendre pourquoi la recherche de la nouveauté nous laisse insatisfaits et désireux de quelque chose d’autre. Ne recherchons-nous pas un don éternel ? La source qui jamais ne s’épuisera ? Avec la Samaritaine, nous nous exclamons : « Donne-la moi cette eau : que je n’aie plus soif » (Jn 4, 15) !

Chers jeunes, comme nous l’avons vu, l’Esprit Saint réalise la merveilleuse communion de ceux qui croient en Jésus Christ. Il est à l’origine de notre unité qui se réalise dans l’amour (cf. Catéchisme de l’Église Catholique, 813-4). Fidèle à sa nature de donateur et, à la fois, de don, il est à présent à l’œuvre à travers vous. Éclairés par les intuitions de saint Augustin, faites en sorte que l’amour unificateur soit votre mesure ; que l’amour durable soit votre défi ; que l’amour qui se donne soit votre mission !

Demain, ce même don de l’Esprit sera conféré solennellement à nos confirmands. Je prierai : « Donne-leur l’esprit de sagesse et d’intelligence, l’esprit de conseil et de force, l’esprit de connaissance et de piété et remplis-les de l’esprit de ta sainte crainte ». Ces dons de l’Esprit – dont chacun –, nous rappelle saint François de Sales, est une manière de participer à l’unique amour de Dieu – ne sont ni une récompense ni un titre de reconnaissance. Ils sont simplement donnés (cf. 1 Co 12, 11). Et ils exigent de la part de celui qui les reçoit une seule réponse : « J’accepte » ! Nous percevons ici quelque chose du mystère profond qu’est être chrétiens. Ce qui constitue notre foi ce n’est pas en premier lieu ce que nous faisons, mais ce que nous recevons. En effet, il se peut que des personnes généreuses, qui ne sont pas chrétiennes, fassent beaucoup plus que nous. Amis, acceptez-vous d’être introduits dans la vie trinitaire de Dieu ? Acceptez-vous d’être introduits dans sa communion d’amour ?

Les dons de l’Esprit qui agissent en nous, orientent et déterminent notre témoignage. Orientés, de par leur nature, à l’unité, les dons de l’Esprit nous lient encore plus étroitement à l’ensemble du Corps du Christ (cf. Lumen gentium, 4), en nous rendant davantage capables d’édifier l’Église, pour servir ainsi le monde (cf. Ep 4, 13). Ils nous appellent à participer activement et joyeusement à la vie de l’Église : dans les paroisses et dans les mouvements ecclésiaux, dans les cours de formation religieuse, dans les associations universitaires et dans les autres organisations catholiques. Oui, l’Église doit grandir dans l’unité, elle doit s’affermir dans la sainteté, se rajeunir et se renouveler constamment (cf. Lumen gentium, 4). Mais suivant quels critères ? Ceux de l’Esprit Saint ! Adressez-vous à lui, chers jeunes, et vous découvrirez la signification véritable du renouvellement.

Ce soir, réunis sous ce merveilleux ciel étoilé, nos cœurs et nos esprits sont remplis de gratitude envers Dieu pour l’immense don de notre foi en la Trinité. Souvenons-nous de nos parents et de nos grands-parents, qui marchaient à nos côtés quand, enfants, ils soutenaient les premiers pas de notre cheminement dans la foi. À présent, après de nombreuses années, vous vous êtes rassemblés comme jeunes adultes autour du Successeur de Pierre. Être avec vous m’emplit de joie. Invoquons l’Esprit Saint : c’est lui l’artisan des œuvres de Dieu (cf. Catéchisme de l’Église Catholique, 741). Laissez-vous façonner par ses dons ! Comme l’Église accomplit le même voyage avec l’humanité tout entière, de même, vous aussi, soyez appelés à exercer les dons de l’Esprit parmi les vicissitudes de la vie quotidienne. Faites en sorte que votre foi mûrisse à travers vos études, le travail, le sport, la musique, l’art. Faites en sorte qu’elle soit soutenue par la prière et nourrie par les Sacrements, pour être ainsi une source d’inspiration et de soutien pour ceux qui vous entourent. En réalité, la vie ne consiste pas simplement à accumuler, et elle est bien plus que le succès. Être vraiment vivants c’est être transformés intérieurement, c’est être ouverts à la force de l’amour de Dieu. En accueillant la puissance du Saint Esprit, vous pouvez vous aussi transformer vos familles, les communautés, les nations. Libérez ces dons ! Faites en sorte que la sagesse, l’intelligence, la force morale, la science et la piété soient les signes de votre grandeur !

Et maintenant, tandis que nous nous apprêtons à adorer le Saint Sacrement, en silence et en attendant, je vous répète les paroles que la bienheureuse Mary MacKillop a prononcées quand elle venait juste d’avoir vingt-six ans : « Crois à ce que Dieu murmure à ton cœur ! ». Croyez en Lui ! Croyez en la puissance de l’Esprit d’amour !










































Tous les textes de la visite du Pape en Australie sont disponibles sur le site officiel du Saint Siege:
http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/travels/2008/index_australia_fr.htm




















































































C'est vraiment beau Sydney, et c'est tellement mieux avec un bon appareil photo!

Par Maël de Pontbriand
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Mardi 22 juillet 2008


L'IYF (international youth forum) a débuté à la cathédrale Sainte Mary de Goulburn, unique au monde pour sa pierre verte, par une louange et 1 heure d'adoration. Ici Father Percy exposant le Saint Sacrement. Les pélerins de la Communauté de l'Emmanuel commencèrent à afluer vers Goulburn dés le 8 Juillet, pour s'enregistrer, puis pour faire leurs emplettes au stand tenu par votre serviteur. Le froid aidant, les polaires, bonets et écharpes ont vite trouvé propriétaires. Le 9 juillet, 1750 personnes de toutes les routes de l'Emmanuel avaient débarqué à Goulburn, cette ville situé entre Sydney et Canberra, rustique et glaciale!
 

Louange à Goulburn au Show Ground à 2km de la cathédrale, principal lieu des activites.

Voici nos manequins pour faire vendre (sans marge!) des articles IYF aux couleurs attrayantes! Nous avons eu besoin de BEAUCOUP de pub!

Un soir, les Priests Band ont joué leur répertoire. Génial! Il s'agit d'un groupe de 5 prêtres-musiciens jouant du saxophone, de la guitare basse et folk, du piano et de la batterie, instruments dont ils jouent tous à tour de rôle.



Le matin, il y avait d'abord la prière à 9h00, suivie de la messe puis témoignages et enseignement après le repas pour les pélerins. A la fin de la journée, tout le monde se retrouvait pour dîner au terrain de basket, là où je tenais le stand. Là, était présent les différentes facettes de la communauté: prêtres, soeurs ou frères consacrés, école de mission et Fidesco. En plus, nous vendions des articles ayant les lettres "IYF Goulburn" imprimées dessus.










































Un des évêques les plus marquant d'australie: Archbishop Mark Coleridge. Ses enseignements et sermonts ont beaucoup de force. C'est lui qui a célébré la grande messe à Canberra Samedi 12 Juillet.
Ainsi, une foi le forum terminé, nous sommes tous partis en bus à Canberra, à 1h de Goulburn. Là, la Communauté de l'Emmanuel a tenu un stand dans le cadre du Youth Festival qui a rassemblé 10 000 jeunes ce Samedi 12.  La messe était dans un champs en plein air.




















Le stand de la Communauté de l'Emmanuel à Canberra a ete tres utile:  beaucoup sont venus poser des questions.









































La France est bien là et le fait savoir, comme d'habitude. J'ai pu rencontrer le groupe du Nord, particulièrement dynamique.




























Avant la messe, les Priests Band ont rejoué: ils ont été très bien accuielli par le public.




























Dominique Cudmore, un des organisateur de la messe et frere consacre australien avec une personne de Samoa.




























Les samoens apportent les offrandes.

































































































Par Maël de Pontbriand
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Lundi 30 juin 2008



























Sydney, dans toute sa splendeur.



























Après le travail à Paddington pour l'Emmanuel, je part aider à peindre les bannières pour Saint Jean.


























Nous étions assez fiers du résultat!



























Samedi, direction le Anz Stadium pour voir le match de rugby union France/Australie. Comme cadeau d'anniversaire anticipé, les amis français m'on offert la place. Sympa!
Ce sont les installations qui ont servi pour les JO de 2000, donc c'est neuf. Il y a même une gare ouverte uniquement en période de match: rusé!



























Après une après-midi de recherche, nous avons enfin trouvé un magazin de peinture pour FAIRE FRANCAIS dans ce monde australien. Dans le train, ce n'était pas triste, chacun maquillait son vis-à-vis...




































































Ici en Australie, toutes les équipes ont besoin de s'identifier à un animal. Aujourd'hui, nous jouons contre les Wallabies, sympatiques marsupiaux pas très futés.



























Arivée des joueurs: heureusement qu'il y a les français pour fixer l'ambiance!






















































Voici l'équipe 2 de France. La première est déjà occupée en France. Aller les bleus!!



























Sur la banière: "Le Prairial avec le XV de France". C'est usant de mettre l'ambiance. Aller les Australiens, bougez-vous!



























Essai: bien joué les bleus!



























C'était marrant, même si nous n'avons pas gagné, il y a eu 2 groupes d'australiens qui voulaient prendre des photos avec nous.



























Les bleus sont là...



























Après le match, la troisième mi-temps se déroule tranquilement dans un restaurant turc.

Par Maël de Pontbriand
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Jeudi 26 juin 2008

Comme on ne s'arrête pas en si bon chemin, nous avons poursuivi notre découverte par la plus haute tour de Sydney, culminant à 305 m de haut (324 pour la tour Eiffel).
Là-haut la vue est très sympatique et l'on voit pratiquement jusqu'au Blues Montains par beau temps. C'était le cas.



























Scotchés aux vitres (un peu sâles) car déjà pourléchées par les innombrables touristes, nous avons pris un bon nombre de panoramas de la ville.




























 






















































Voici la réplique du bâteau du Captain Cook, celui qui a débarqué en premier à Botany Bay (voir page d'histoire).
































Par Maël de Pontbriand
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Mardi 17 juin 2008

C’est parti pour Central station. Il est 7 :00 ce Samedi 14 Juin. Le soleil est au rendez-vous pour ce qui va s’avérer être un super we. Tout le monde se retrouve non sans peine, enfin presque (Benoit, où es-tu ?) et en route dans la Toyota Corola blanche louée la veille. Bon moteur essence et boîte automatique.

Vianney est au volant de ce qu’il considère comme son jouet. Habile pilote et fin drifter, on s’amuse bien en route. Nous passons chercher ensuite cartes et tente chez un de ses amis, basé à Northern en empruntant le fameux pont Harbour Bridge. Ce français a trop l’accent anglais et il dit « N’est-ce pas ? » trop souvent, ce qui trahie 8 années passées à Sydney.

Sur un choc brusque mémorable de Vianney, qui a occasionné une bosse frontale comparable à une corne de rhinocéros (des vitres trop propres), celui-ci reprend tout de même le volant, un paquet de glace dans l’autre main.

Mais au fait, où est-ce qu’on va? Heureusement, j’avais prévu le coup et avais passé 2 heures la veille tardivement, afin de se faire une idée de ce qu’il fallait voir. Aidé de mes outils : Lonely Planet, cartes, nous nous décidons pour une première escale à Palm Beach.






En passant, nous observons avec surprise le tunning à l'australienne....
Cette magnifique plage fait honneur à sa réputation. Vagues énormes et vue fabuleuse du bout de la presqu’île. Nous regardons à travers nos objectifs d’appareil photos (merci Vianney) les deux côtés de mer qui enserrent le chemin de terre par lequel nous sommes passés. Puis direction les rochers : tournage du Roi Lion III et autre truc marrants.




















Et si on prenait des photos de nous….en l’air !


Nous avisons une dune (relativement) élevée et nous faisons tous le grand saut : youhou !




Excellents souvenirs de Palm Beach. Après une prise en main de l’auto, notre ami Benoît Vasseur reprend la suite de la conduite du bolide doté de (seulement et on le regrette) 2 pédales : 1=accélérer et 0=frein : basique. Et c’est parti pour Newcastle situé à quelques 150 km de là.

Là nous cherchons l’office de tourisme : l’endroit est complètement mort. Nous demandons à un café des renseignements sur les coins à voir absolument à la Hunter Valley, but ultime de notre périple. Pendant que les uns rentre, les autres s'enferment dans une sorte de bêtise: pauvre Vianney!


Une jeune femme (blonde) ne nous comprend pas quand nous lui parlons de unter Valley mais cogite quand l’un de nous mentionne hhhhunter Valley. Pareil avec camping : « Ahh, caamping ok » Vive la France et son accent ! C’est à Cessnock qu’il faut aller apparemment pour trouver des vignes correctes. Pour la carte, suivre ce lien:
http://maps.google.fr/maps?f=q&hl=fr&geocode=&q=australie,+newcastle&sll=43.321181,-8.481445&sspn=1.842263,4.790039&ie=UTF8&ll=-32.87382,151.656647&spn=0.531712,1.19751&z=10&iwloc=addr

Après une marche sympathique sur le port dans la nuit tombante (il est 17h30), nous partons en direction de la cathédrale de Newcastle pour avoir la messe, la messe des enfants. C’était vraiment pour les PETITS enfants. Après le show du prêtre, celui-ci vient à notre rencontre très chaleureusement et sort une télécommande de sa poche. Ouahou, on est dans une cathédrale moderne! Et là, nous voyons le trou carré où est posé l’autel et où les enfants peuvent "mieux" écouter le prêtre apparemment ( il fait 10*10 mètres) se relever d’un premier cran, puis d’un deuxième cran, en tout de 30 cm, le tout électriquement ! Là, nous avons halluciné ! Le prêtre était manifestement fier de son église (nous ne voyions pas l’intérêt d’avoir dépensé tant d’argent pour ça, enfin c’était ludique).

Après un regard envieux sur l’unique brique de jus d’orange qui faisait office de pot de fin de messe (en l’honneur des enfants), Vianney s’est enfin décidé à quitter l’église après une visite guidée du prêtre. Et là, qu’est ce qu’on fait ? Il fait nuit et on a rien trouvé pour dormir ! Nous retournons donc vers le « festin », frugal en vérité de la cathédrale et nous demandons une adresse de camping.

Ouf, ils en connaissent une. Nous voilà parti. Après recherches et perditions, nous arrivons de nuit à un camping 4 étoiles : cela veut dire que c’est au moins propre. Bon accueil de la dame, montage de tente éclairé avec les phares de notre cher véhicule blanc : à trois pour monter un piquet, on devrait y arriver. L’énorme tente est finalement dressée en 15 minutes. C’est très spacieux.


Nous partons ensuite nous ravitailler au supermarché. Ce coup-ci, c’est moi qui conduit : génial !

Après un petit plein, nous partons direction …du Red Cock : douce France, nous retrouvons quelque chose de familier : le fast food ! Là, c’est cool : boisson à volonté, et l’on est repu pour 3 euros en gros. Vianney insiste pour que nous soyons rois (de je ne sais pas quoi) et la pauvre serveuse se voit obliger de nous prendre en photo avec des courone en carton. Je sais de qui on est les rois. Bonne image des français!

Retour au camping, douche et au dodo. 50% a froid : pas moi, j’ai un sac de soie dit "à viande".

Le lendemain matin, le réveil se passe en écoutant les raclements réguliers de l’organe à parole de notre cher ami Benoît : puissance et réveil type décollage matin garanti !

Petit dej' copieux enfourné et tente pliée, je repart au volant pour le trajet vers Cessnock. Paysages sympas. Après 30’ de trajet, nous arrivons enfin au lieu indiqué  tant attendu : le vignoble de Rosemount. Et là, c’est trop bien : dans la boutique remplie de bons vins, nous dégustions des grands crus comme de bons vinaigres: Shiraz, Cabernet Sauvignon, Pinot gris ou noir…Les blanc sont infects et translucides, certain rouges se laissent très bien boire mais beaucoup sont râpeux et sans jolie robe. En tout nous avons testé une quinzaine de vins en comptant ceux dégustés dans un autre vignoble, tout cela gratuitement, et avec modération (car celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas : on a tous retiendu la leçon !). Je me « sacrifie » pour ne pas finir tous les échantillons que l’on nous sert, mais j’apprécie quand même l’ « O », un vin pétillant, le Port, sorte de porto, un vin fruité et sucré ainsi que le moelleux final.





































Le pique-nique est tout de même le bienvenu après cet agréable apéritif (à jeun) et nous nous posons face à un étang, où des cygnes noirs croisent et se distinguent des canards nombreux et laids.

Au moment de rentré dans la voiture, Benoît Vasseur demande à apprendre le rock français. Là tout de suite ? Pourquoi pas ? Donc on a dansé sur le parking avec la musique de la voiture, sans gêner personne (nous sommes à la basse saison) : très sympa.

Là, nous demandons s’il y a des kangourous dans le coin, car il parait qu’il y a 2 kangourous pour un australien, soit une population  estimé à 40 millions de placides mammifères, ceux-là même qui se prennent des semi-remorques puissants, lancé à 120 à l’heure, dans les dents.

Il parait que c’est le bon moment : la fin d’après-midi pour voir ces sauteurs shootés à l’eucalyptus.

Et cela ne manque pas à notre grande joie. En passant sur une route, nous voyons toute une famille, là, penaud, à nous regarder. Nous les photographions. Toujours penauds. Bref à la fin nous les coursons pour qu’ils se bougent un peu, car nous voulons les voir sauter. La peur prend le pas sur la paresse. Dommage, pas de maman avec petit dans sa poche. Ce sera pour une autre fois. Puis, au lieu de retrouver la famille Skipy, nous tombons nez à nez avec une sympathique araignée jaune.



Nous entamons enfin un retour, assommés de ce fabuleux we. En rentrant, nous revoyons des kangourous sauvages, et ce coup là, il y avait un petit avec sa Maman : too sweety !!


Bref, un we sans aucun temps mort et préparé en 1h30 le Vendredi : vive l’Australie !

Par Maël de Pontbriand
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Mardi 10 juin 2008
Lundi 9 Juin: Pour une fois, les australiens sont contents d'avoir encore un pied en europe. Enfin, Elle ne les met presque jamais dans ce beau et lointain pays. Ce jour est donc décrété "off", c'est-à-dire férié. Nous en avons profité pour découvrir au sud de Sydney une ville du nom de Coalcliff, littéralement "falaise de charbon". Un peu noir à première vue...en fait, c'est plutôt bleu, couleur mer! J'ai appris que l'Australie possedait de grande sources minières, ce qui, entre autre, autoriserait le haut pouvoir d'achat qu'ils ont.































La particularité de l'endroit est le viaduc qui longe la falaise, à distance respectable afin d'éviter les éboulements. Les paysages sont vraiment PLUS grands!
Nous sommes partis le matin à 8h30 en deux voitures (les Saleme, Sophia, Pablo, Marie-Jeanne and your servant), en ayant eu une soirée la veille à Sydney, où chaque nationalité a apris sa danse. A 45 minutes d'East Hill, nous sommes rentré dans un manifique parc préservé (National Royal Park). Nous sommes passés dans un couloir de verdure composé d'eucalyptus et de mille-et-une espèces inconnues: reposant!

Puis balade sur le viaduc avec en plongée des énormes rochers et au loin l'horizon: just fit to have a rest! Quand on voit la taille des vagues et à côté le petit pêcheur et sa cane à pêche, c'est un peu fou. Une vague trop haute et le large rocher plat est balayé de ces mangeurs de Snappa et saumon blanc!

Retour à la voiture et départ vers Woolongong (wool=laine). Je n'ai pas vu un seul mouton australien, juste des pélicans lors de notre sympatique pique-nique devant la mer. Beaucoup de paroles ont suivi le déjeuner au sujet du bain dans cette eau hivernale à première vue (l'air était certe vivifiant...). Bilan: j'ai emmené (seulement) Rebecca se baigner dans les grandes vagues dans une eau à 20°C car notre cher hableur espagnol fut  un homme de parole, sans cependant y mettre les actes!






























































Il faut absolument programmer un moment surf!































Encore lui: il nous suit!































Rebecca Saleme (8 ans) comprend la magie de la boîte à images...clic clac kodak!
Par Maël de Pontbriand
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Cher lecteur, vous trouverez dans ces pages quelques éléments d'un voyage de 4 mois entre Mai et Août 2008 en Australie, qui constitueront un petit carnet de voyage. Bonne lecture !

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